Écrit par Olivier Denéchère
17 septembre 2018

La rentrée des marques,
grand boom ou grand flop

Rentrée

Vous avez certainement vu comment, en quelques années, les marques de la rentrée des classes envahissent les rayons dès le mois de juillet. Pour les entreprises spécialisées dans ce secteur, c’est Noël avant l’heure. Mais force est de constater que la rentrée se prépare dans le rayon des fournitures scolaires de plus en plus sur Internet. Entre coupe du monde et météo caniculaire, l’anticipation de juillet n’a pas eu lieu. La concentration des ventes reste autour de la semaine clef de la rentrée scolaire. Selon l’institut GfK, les fournitures scolaires ont enregistré un recul des ventes de -8% au mois de juillet soit un chiffre d’affaire de 116 millions d’euros, tous circuits de distribution confondus.

Les hypers et supermarchés, s’ils conservent 75% des ventes en valeur, continuent à perdre du terrain au profit des circuits spécialisés, +5,3% en juillet. En France, avec 12,4 millions d’enfants et adolescents, dont 6,74 millions vont à l’école (maternelle et élémentaire), 3,37 millions au collège et 2,28 millions au lycée, le marché reste solide.

La France, on le sait, est la grande championne de la fécondité avec, en 2016, 1,92 enfants par femme. Le secteur reste construit sur une demande forte et peu importe le mode de distribution, le consommateur trouve toujours le produit. Mais à l’instar du marché du jouet, la bonne question est, combien dure une période commerciale autour d’une date clef ? Une semaine, un mois, deux mois, après l’ère de la « micro cible », serions-nous passés dans l’ère de la « micro saison » ?